dimanche 19 juin 2016
La Charente-Maritime pour les Curieux : un bel article de Sud-Ouest
Un grand merci à Lucie Gruau, jeune et talentueuse journaliste à Sud-Ouest pour ce très bel article sur mon livre "La Charente-Maritime pour les Curieux", publié par les Editions Le Passage des Heures. La présentation officielle aura lieu le 22 juin 2016 à 18 heures au Musée de l'Ecole de Médecine Navale de Rochefort, 25, rue de l'Amiral Meyer. J'aurai le plaisir de vous présenter l'ouvrage et de répondre à vos questions lors d'un "café-musée", rendez-vous incontournable de la vie rochefortaise.
A mercredi !
jeudi 16 juin 2016
LA CHARENTE-MARITIME POUR LES CURIEUX
Un grand merci à Julien Bonnet de L'Hebdo de Charente-Maritime pour ce bel article ! Mon livre "La Charente-maritime pour les Curieux" (Editions Le Passage des Heures) sortira le 22 juin. Le lancement officielle aura lieu ce même jour à 18H au Musée de l'Ecole de Médecine Navale de Rochefort, 25, rue de l'Amiral Meyer.
Venez nombreux pour ce bon moment d'échange !
mardi 14 juin 2016
Sortie de mon livre
J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon livre "La Charente-Maritime pour les Curieux" (Editions Le Passage des Heures) le 22 juin 2016 à 18 heures à la grande bibliothèque du Musée de l'Ecole de Médecine Navale de Rochefort, 25, rue de l'Amiral Meyer.
J'ai souhaité par ce livre faire découvrir une autre Charente-Maritime, en dehors des plages, au travers des vestiges de son passé et de ses créations récentes. Je me suis attaché à la symbolique des lieux et des édifices. Vous découvrirez ainsi que rien n'a été laissé au hasard en cette généreuse terre romane qui est aussi un paradis de la Nature.
Vous pouvez aussi me retrouver sur Facebook sur ma page personnelle et sur la page "Patrimoine de Charente-Maritime".
A bientôt !
mercredi 29 janvier 2014
Les cloches sonnent de nouveau à Arc-sur-Tille
Pose de la couverture du clocher de l'église d'Arc-sur-Tille.
Vidéo sur la restauration de l'église d'Arc-sur-Tille.
Fervent défenseur du patrimoine, passionné par l'architecture religieuse, chacun sait que je m'implique dans la sauvegarde d'édifices remarquables. Ils sont hélas très nombreux à être menacés.
Je suis tombé sous le charme de l'église néo-classique d'Arc-sur-Tille en Côte d'Or.
L'UEPA et son dynamique président et ami M. André Fanjaud se battent depuis 1991 pour la sauvegarde de leur église dont la démolition fut un temps décidée.
Depuis avril 2013, date du début de la première tranche des travaux de réhabilitation, un gros travail a été accompli. Et c'est avec une intense émotion, si palpable dans l'assemblée, que le 21 janvier dernier, la toiture du clocher s'est élevé dans les airs, que M. le Maire d'Arc-sur-Tille a posé le coq sur la croix alors que la voix des cloches résonnait enfin après un si long sommeil. Les photos et les vidéos rendent compte admirablement de cet évènement mémorable.
Une souscription a été lancée par nos amis de la Fondation du Patrimoine en vue de financer la deuxième tranche des travaux qui conduiront à la réouverture de l'Eglise Saint-Martin.
Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidés, notre tâche n'est pas terminée, vos dons même les plus modestes sont toujours les bienvenues.
Rendez-vous sur le site de l'association pour la sauvegarde de l'église d'Arc-sur-Tille :
dimanche 12 janvier 2014
Les secrets de l'art ogival
Cathédrale de Bayonne, côté sud, vue du cloître.
Choeur de la Cathédrale de Bayeux
Le tailleur de pierre, magnifique sculpture à la cathédrale de Bayonne.
It is my pleasure to present my English-speaking readers with this beautiful video by Russel Tarr.
Vidéo en anglais de Russel Tarr : Romanesque vs Gothic Architecture.
L'architecture romane avait besoin d'un centre, d'une unité d'influence pour qu'elle pût devenir l'art d'une nation. Elle en était réduite à s'éparpiller sans progresser, selon les caprices de telle ou telle communauté religieuse. Quand l'unité du pouvoir monarchique commença à s'établir, cette unité se trouva fondée. Elle fut secondée par les corporations laïques qui, vers la fin du XIIème siècle, commençaient à prendre la direction des arts dans toutes les provinces de France.
En peu d'années, on quitte les traditions romanes. Au lieu d'admettre même les restes de l'art byzantin ou de l'antiquité, les nouveaux artistes vont aller chercher dans la nature qui les entoure leurs motifs de décoration, et créent une architecture nouvelle. L'architecture improprement appelée gothique fut le réveil du vieil esprit gaulois se passionnant pour une idée et protestant contre la puissance monacale. Ces vigoureux effort de la science et du libre examen contre des traditions vieillies donna naissance au compagnonnage. A cette époque, les grandes cathédrales du domaine royal sont élevées sur des plans nouveaux : Notre-Dame de Paris, les cathédrales de Chartres, Bourges, Meaux, Laon, Amiens, etc... sont commencées sous Philippe-Auguste et terminées au XIIIème siècle.
Partant du principe que les voûtes agissent suivant des poussées obliques, les architectes laïques inventent l'arc-boutant pour les maintenir, et ces arcs deviennent un ornement de plus qui donna comme des ailes aux vastes édifices qu'ils entouraient. Les piles se divisent en faisceaux de colonnettes et s'élancent jusqu'au faîte. Les murs, devenus inutiles, disparaissent et sont remplacés par des claire-voies ornés de vitraux colorés. Tout devient ornement, jusqu'aux moindres détails de la construction, tels que les ferrures, la plomberie, les supports. La forme pyramidale est adoptée comme étant la plus stable. L'édifice gothique s'élève semblable à un château de cartes, s'appuyant sur toutes ses parties, sans qu'on puisse en retrancher une seule, tant elles sont solidaires les unes des autres. C'est tout simplement un tour de force d'équilibre.
De même que le massif pyramidal caractérise l'art égyptien, et la ligne horizontale l'amour des Grecs pour les beautés de l'ordre terrestre, de même l'arcade sur le pilier, la permanence de la ligne ascendante, est l'expression de la seule économie qui réconcilie le ciel et la terre, qui mette l'homme en communion avec son Créateur. Selon l'heureuse expression d'un poète anglais, les flèches de nos cathédrales sont "des doigts levés pour nous montrer le ciel".
En effet, ce qui caractérise avant tout l'église dite gothique, c'est la dimension en hauteur qui fait paraître la nef plus grande et plus profonde qu'elle ne l'est en réalité. Les voûtes paraissent d'une élévation incroyable, et les colonnes grêles qui s'élancent jusqu'aux voûtes semblent légères, parce que leur diamètre réel est dissimulé par la hauteur. Enfin, tandis que les Grecs bâtissent les degrés, comme les colonnes, proportionnés les uns avec les autres, les maîtres d'oeuvre gothiques conservent toujours la même grandeur aux parties faites à destination humaine, telles que les portes ou les escaliers. De cette manière, l'oeil du spectateur possède toujours une échelle qui représente la moyenne de la stature humaine et qui lui permet de sentir sans cesse sa petitesse devant la grandeur de l'édifice.
Quoique l'art grec soit si complètement différent de l'art gothique, ce dernier était soumis à des lois de proportions harmoniques aussi strictes que l'autre. Ainsi l'église normale présente une largeur qui est contenue trois fois dans sa longueur ; la largeur de l'arcade principale mesure la hauteur des colonnes, les bas-côtés ont la moitié de cette largeur qui est contenue trois fois dans la façade et neuf fois dans la longueur totale de l'église, etc... De plus, la contruction, comme celle de l'ordre dorique, engendre elle-même sa décoration. Les contreforts, les colonnettes, les arcs-boutants, tout concourt à la beauté de l'ensemble, comme chez les Grecs les colonnes, les triglyphes, les métopes, la corniche et le fronton.
mercredi 1 janvier 2014
Aux sources de l'Art Roman
Abbaye de Cluny depuis la tour des fromages.
Clocher de l'eau bénite et clocher de l'horloge, abbatiale de Cluny.
Narthex de l'église abbatiale de Cluny, dessin de Viollet-le-Duc.
Au XIème siècle, une vie nouvelle semble circuler. De tous côtés ont lieu de grandes assemblées où les évêques et les abbés prêchent la trêve de Dieu. L'état de la société s'améliore, l'âme s'ouvre aux grandes espérances, un autre moyen-âge commence : avant la fin du siècle, les trouvères chantent la Chanson de Roland, les Croisés prennent la route de l'Orient, le mouvement communal éclate çà et là, et au milieu de ce réveil général, les arts se relèvent. Si bien qu'aux environs de 1003, comme le dit le chroniqueur Raoul Glaber dans sa formule célèbre : "... c'était à qui, entre les populations chrétiennes, aurait les plus beaux édifices. On eût dit que le monde, secouant ses vieux haillons, voulait partout revêtir la robe blanche des églises".
En ce temps-là, entre tous, un ordre religieux cultive et propage les arts, c'est celui de Cluny, fondé au Xème siècle et qui dès le XIème siècle multiplie ses monastères dans toute l'Europe. Les Abbés de Cluny sont de véritables souverains, conseillers des papes et des rois, et leur abbaye est la plus vaste de toute la Chrétienté. L'église abbatiale de Cluny, reconstruite de la fin du XIème au commencement du XIIIème, avait 171 mètres de long : la basilique baroque de Saint-Pierre de Rome n'a que 12 mètres de plus ! Les Cisterciens qui réagiront contre le luxe des églises clunisiennes, seront cependant, eux aussi, d'excellents architectes.
Et c'est bien dans l'architecture qu'il faut chercher l'originalité de cet art nouveau, ce Roman solennel et mystérieux. Depuis le IVème siècle, la basilique chrétienne a subi bien des modifications déjà en Occident; deux bras transversaux (transepts) se sont développés à l'intersection du choeur et de la nef et lui ont donné la forme d'une croix; sous le sanctuaire s'est étendue la crypte, véritable église souterraine ; enfin, sur l'édifice se sont dressés les clochers, qui, malgré leur nom moderne, n'ont pas été destinés d'abord aux cloches: on les appelait alors tours et, pendant les invasions normandes, elles avaient souvent servi pour le guet et la défense.
Ces divers changements se sont accomplis à l'époque mérovingienne et à l'époque carolingienne. Cependant, pour couvrir les basiliques, on avait conservé l'ancien système des combles en bois, si exposé aux incendies ; les invasions normandes en firent mieux sentir les défauts ; au XIème siècle, on y substitue presque partout la voûte et ce fut là le point de départ de toute les transformations architecturales, du Style Roman comme du Style Gothique.
Il est facile de le comprendre. Auparavant, les murs latéraux et les supports n'avaient pas besoin d'une forte épaisseur et on pouvait, d'autre part, donner une grande largeur à la nef centrale : le comble ou le plafond n'était pas très lourd ; la pesée sur les murs était faible. Si sur ces mêmes murs, qui avaient été construits à cet effet, on établit une solide voûte, ils cédent et s'écartent : en effet, dans ce système, la poussée s'exerce obliquement et avec vigueur sur les murs ; s'ils n'ont pas les reins robustes, ils sont incapables de résister. Il faut donc augmenter l'épaisseur, restreindre les dimensions des fenêtres qui y sont ouvertes. En outre, plus la voûte est large, plus la poussée est énergique : il s'ensuit qu'on diminue la largeur des nefs. Du coup, toute la construction est transformée, et avec la construction, la physionomie de l'édifice.
Je souhaite une bonne et heureuse année 2014 à mes fidèles lecteurs et particulièrement à tous ceux qui m'ont apporté leur soutien ces dernières semaines. Je ne peux répondre à tous, chacun le comprendra. Rochefort mérite le meilleur, alors restons vigilants en 2014 !
jeudi 17 octobre 2013
Quand le XVIIIème siècle embellissait Metz
Porte d'entrée du Palais de Justice de Metz, avec ses trophées monumentaux.
Palais de Justice de Metz.
Statue du Duc de Montmorency, Palais de Justice, Metz.
Hôtel du Corps de Garde, Place d'Armes, Metz.
Hôtel de Ville, Metz.
L'Opéra-Théâtre de Metz, construit de 1738 à 1752.
Ce fut une transformation complète qui s'opéra à Metz durant la grande période de paix du XVIIIème siècle, où elle possédait comme gouverneur le Maréchal Charles-Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, tout acquis aux idées des Lumières. Celui-ci, non content de refaire les fortifications de la ville, la dota en 1754, comme on le faisait alors en France pour toutes les grandes villes de garnison, d'une Place d'Armes régulièrement classique, et fit élever le décor complet de ses bâtiments à la place du cloître et des églises qui enserraient la Cathédrale Saint-Etienne au sud.
L'édifice le plus élégant est l'ancien Corps de Garde, aujourd'hui Office du Tourisme, qui nous est parvenu presque intact. Le plus important, face à la Cathédrale, est l'Hôtel de Ville dont les portes garnies de fer forgé et l'escalier d'honneur sont d'un très noble dessin. Le palier de cet escalier s'orne d'un beau bas-relief représentant la Moselle en nymphe des eaux, au dessous duquel ont été gravés sur une plaque de marbre les célèbres vers par lesquels le grand poète Ausone, au IVème siècle, chantait déjà la gloire et la prospérité de la Région Mosellane : "Salve magne parens frugumque virumque Mosella" (Salut Moselle, notre Mère, riche en hommes et en fruits de la terre").
Sur l'un des côtés de la Place d'Armes, face à l'ancien Corps de Garde, se dresse entre deux trophées classiques, la statue du Maréchal Fabert, enfant de Metz et défenseur de Sedan sous la Fronde. L'architecte Jacques-François Blondel, auteur de ce majestueux décor, l'avait complété par les gradins et les balustres de la Place Saint-Etienne pour faire un piédestal à la Cathédrale et projetait, en abattant tout le quartier qui la séparait de la Moselle, de le rattacher à celui de la Place de la Comédie, aménagé dans une île sur l'autre rive de la Moselle, en un vaste ensemble classique.
L'ultime apport de l'Art Classique à Metz est sans aucun doute le plus grandiose : le Palais de Justice, édifié par Charles-Louis Clérisseau en 1776 pour être le siège du Gouverneur des Trois Evêchés, Metz, Toul et Verdun, dresse au-dessus de la Moselle, au point le plus élevé de la place, et à l'entrée de l'Esplanade, sa masse imposante de Style Palladien, dont le portail aux guérites surmontées de trophées trahit au premier coup d'oeil sa destination. Il est surmonté d'un groupe sculpté : "La France veillant sur ses enfants". C'est ici que LaFayette, alors officier en garnison à Metz, prit la décision de rallier les Amériques pour se battre aux côtés des Insurgents.
L'escalier d'honneur du Palais de Justice, garni d'attributs guerriers et d'une robuste rampe en ferronnerie, et les statues des Maréchaux de France, qui ornent les sobres façades de sa cour, confèrent à ce palais une allure militaire de force et d'autérité. Cette sobriété et cette majesté d'allure des édifices messins de Style Classique sont bien la marque du génie français qui, à une époque d'éxubérance et de relâchement des lignes, sut créer un style martial pour une ville guerrière.
On ne peut quitter cette belle ville sans évoquer l'Opéra-Théâtre de Metz, sur la magnifique Place de la Comédie. Construit de 1738 à 1752, il est l'oeuvre de Jacques Oger, un architecte messin. C'est le théâtre à l'italienne le plus ancien de France encore en activité.
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