jeudi 21 mars 2013

LaFayette et Washington : leur première rencontre


 
LaFayette et Washington à Mount Vernon en 1784,
tableau de Rossite et Mignot 1859

 
La Première Rencontre entre LaFayette et Washington
 
 
LaFayette débarqua de "La Victoire" et foula le sol américain pour la première fois à South Inlet, Caroline du Sud, le 13 juin 1777. Le marquis de LaFayette qui allait devenir le Héro des Deux Mondes, rencontra le Général Washington pour la première fois, au soir du 31 juillet 1777, pour le dîner, à la "Taverne de la Cité" de Philadelphie.
Le général américain fit grosse impression sur lui et il écrira bien plus tard, dans ses mémoires : "La majesté de sa figure et de sa taille ne permettait pas de le méconnaître, un accueil affable et noble ne le distinguait pas moins". Deux autres contemporains ne tarirent pas d'éloges sur la prestance de Washington. Brissot, futur conventionnel, qui le rencontra en 1778 le comparait à Apollon (rien de moins) et Pontgibaud, compagnon de LaFayette admirait "sa haute stature, figure superbe, douceur dans le regard, aménité dans le langage, simplicité dans le geste".
Cependant, George Washington était d'un tempérament froid et avait des manières fort réservées. Plus âgé de 25 ans que LaFayette, ils avaient tous deux une haute taille et partageait la même passion des armes. LaFayette avait obtenu son premier brevet de sous-lieutenant à 14 ans et Washington était déjà lieutenant-colonel à 22 ans.
LaFayette n'était pas le seul aristocrate à s'être porté volontaire pour venir aider les Insurgents. Kermoran, Bois-Bertrand en 1776, et Ducoudray (on pense bien sûr à la fameuse Légion Armand) et La Rouerie en 1777 l'avaient déjà précédé.
Lors du dîner à la "Taverne de la Cité" de Philadelphie, Washington fut courtois, comme à son habitude. LaFayette avait appris quelques rudiments d'anglais pendant la traversée et Washington, lui,  ne parlait pas le français. Le général américain remercia LaFayette de sa générosité et de son dévouement et le lendemain il partait avec avec lui pour l'inspection des forts du Delaware. Une amitié indéfectible, à l'antique, naquit alors, Washington découvrant les mérites de son jeune ami.
LaFayette avait quitté Paulliac, 54 jours plus tôt, à bord de "La Victoire", un navire de 200 tonneaux qu'il avait acheté lui-même. Le baron de Kalb et 13 officiers français l'accompagnaient. C'était le 20 avril 1777, tous voguaient vers la Gloire Américaine. Plus tard, après bien des combats LaFayette reviendra cette fois à bord de L'Hermione.

 

jeudi 14 mars 2013

Historic Landmarks in Pre-Revolutionary Virginia


 
Richmond, Va.


                                                 Monticello, Thomas Jefferson's House


The Colonial atmosphere is at its strongest in Williamsburg, once the capital of Virginia and now possessing in that part of town known as Colonial Williamsburg, a carefully, lovingly restored evocation of 18th century life in America. To visit these towns and such plantations as Mount Vernon, Ash Lawn-Highland and Monticello - as many thousands of Washingtonians and visitors to Washington do each year - is to get caught up in the atmosphere of the 18th century world of a proud, independent people who would defy a king and his army rather than pay an unfair tax.
A drive West and South of Washington into Virginia can also lead back into the heart of pre-Revolutionary America, to a string of places associated with high points in American History from the earliest settlements through the days of the American Revolution and the drama of the Civil War. Alexandria, Fredericksburg, Charlottesville, Richmond, Williamsburg, Jamestown, Yorktown were all towns of the Old Dominion of Virginia, the oldest settled in America, when Washington was still part orchard and part swamp.....  
Read more here:  http://united-states-canada.knoji.com/historic-landmarks-in-prerevolutionary-virginia/

lundi 11 mars 2013

L'Hermione a reçu ses mâts






L'Hermione, frégate de la Liberté, symbole de l'Amitié Franco-Américaine, a reçu ses mâts samedi. La pose du grand-mât et du bas-mât d'artimon a enchanté les admirateurs venus nombreux. Il faut dire que le navire a fière allure lorsqu'on le découvre venant de la somptueuse Porte du Soleil, les mâts dépassant largement. Et ce n'est pas sans émotion que l'on voit le projet prendre corps de plus en plus.
Sans LaFayette, L'Hermione n'aurait pas connu une telle célébrité ! Elle transmet un message de liberté, de justice et d'indépendance. Des valeurs auxquels le peuple de France est tant attaché.
Citoyen d'Honneur des Etats-Unis, LaFayette, héros des deux mondes, l'ancien et le nouveau, a beaucoup payé de sa personne. Même dans les infâmes prisons autrichiennes, où lui et sa famille souffrirent tant, il ne s'est jamais départi de sa soif de justice et de son courage. Son nom est associé à la liberté, à l'abolition de l'esclavage et à tout ce qui a trait aux Droits de l'Homme sur notre vieux contient, l'Europe, et au delà des mers.  
LaFayette est bien connu de nos amis Américains et Rochefort, notre belle ville, qui a vu construire L'Hermione au XVIIIème siècle, est fière de lui rendre un hommage justifié aujourd'hui en reconstruisant la glorieuse frégate.
La Campagne Américaine de L'Hermione dura presque deux années. Le lundi 25 février 1782, La Touche, son commandant, mentionne dans son journal :"Aujourd'hui, j'ai eu connaissance de la Tour de Baleines à l'est, sud-est. J'ai gouverné au sud-est, peu après, j'ai vu la tour de Chassiron...étant en dedans, les vents ont passé au sud, ce qui m'a forcé de courir plusieurs bordées pour gagner le mouillage de l'Ile d'Aix où j'ai laissé tomber l'ancre par dix brasses de fond de vase. J'ai débarqué tout de suite pour me rendre à la Cour". L'Hermione était de retour, chez nous, après 23 jours de traversée depuis Chesapeake. L'Hermione sera radoubée à Rochefort puis repartira pour d'autres victoires en Inde.  Espérons que le grand Général LaFayette sera fêté dignement dans les années à venir, afin que Rochefort retrouve sa vraie dimension!

jeudi 7 février 2013

Notre-Dame de Paris: Harmony and Audacity


File:Notre Dame dalla Senna crop.jpg

                                            Notre-Dame de Paris as seen from the South transept.



                              Viollet-le-Duc at the basis of the spire.
                           He saved the Cathedral in the 19th century.


          
           
The apse of the cathedral.
                                                         
                                                              
                                                       Notre-Dame de Paris, the West front.

Work was begun on the choir at Notre-Dame, as was customary, and finished after 20 years in 1180. Next came the nave. It had double side-aisles, with tribunes above, to compensate for the weight of the vaulting.
The leap into the Gothic did not occur in Paris without countless experiments and studies. The first crossed ribbed vaults appeared in Saint-Martin-des-Champs and Saint-Germain-l'Auxerrois, while the Gothic choir of the abbey of Saint-Denis was consecrated in 1163, the very year that Pope Alexander III laid the cornerstone of Notre-Dame. It was the abbot of Saint-Denis, Suger, who is credited with the invention of the Gothic Style, who turned the technical development into a thoroughly worked-out system of design.
The seventy-fourth successor of Saint-Denis was stung in action by the triumph of Abbot Suger; as the papal legate put it, Paris was "the furnace in which the intellectual bread of humanity was being baked". Maurice de Sully, son of a wood-gatherer on the banks of the Loire, had endowed Fleury-sur-Loire (Saint-Benoît) as one of the largest abbeys of the western world before he came to the Capetian capital. Here he studied at the school of Hugues de Saint-Victor, where he learned geometry and order. He was shortly to become a classic example of the 12th century prelate; preacher, bishop and builder and equally a counsellor with the ear of the king.
Work was begun on the choir at Notre-Dame, as was customary, and finished after 20 years in 1180. Next came the nave. It had double side-aisles, with tribunes above, to compensate for the weight of the vaulting. The flying-buttresses had not been developed yet, and were added later during the 13th century. By the time Maurice de Sully died in 1196, the nave was in use for services. The vault, at 35 metres above the ground, was eight to ten metres higher than any other of its time; it was one of the highest buildings in Christendom.
The façade was built under the episcopacy of Eudes de Sully, in the first half of the 13th century; it has a special beauty that stems from the harmony and power of its three, equally-balanced levels, doorways, gallery of kings and the great rose window, and twin towers. It was the wonder of its age, and one contemporary, disturbed at such audacity, exclaimed that it would be the most beautiful façade yet built "if ever it could be finished".
The house of God was also the house of the people. They came here to pray, naturally, but also ate, slept and conducted their business here. The narrow forecourt was full of traders' stalls; bakers selling bread; baskets full of haunches of lamb dripping blood; on the day before Lent, the City's largest pork fair was held here. Merchants even milled around inside the church, in the shadow of the pillars, selling candles or oriental jewels. On feast days, garlands of sweet-smelling flowers and herbs were strewn on the ground as the cathedral chapter made its solemn processions.

Read the whole article here:
http://france.knoji.com/notredame-de-paris-harmony-and-audacity/


La France fête, cette année, le 850ème Anniversaire de Notre-Dame de Paris. L'occasion ici de chanter cette magnifique cathédrale, chef d'oeuvre abouti du Gothique. Sauvée de la ruine par le génial Viollet-le-Duc, au XIXème siècle, la cathédrale ne cesse d'émerveiller et d'enchanter ses visiteurs.  

dimanche 30 décembre 2012

Le dit de l'Astrologue, fresques et peintures murales

"Le dit de l'astrologue", Château de Villeneuve-Lembron (Puy de Dôme).   
Début du XVIème siècle.
 

 
                                     Grézillé (Maine-et-Loire) Chapelle du Château de Pimpéan.
                              La décoration date de 1460-1470. Sur les voûtes, les anges porteurs des instruments de la Passion, accompagnés chacun d'inscriptions rimées composées par le Roi René. 
                             

Berzé-la-Ville (Saône-et-Loire) Eglise de l'ancien prieuré. 
Ici l'influence byzantine est très marquée.
Première moitié du XIIème siècle.

Saint-Savin-sur-Gartempe (Vienne) Eglise abbatiale.
On remarquera avec quelle élégance et quelle vigueur de style
la figure du Christ a été traitée par l'artiste.
Fin XIème - dabut XIIème siècle.


Suite à mon article sur l'Eglise Saint-Louis dont l'état est plus que préoccupant, un certain nombre d'entre vous, rencontrés en ville, m'ont demandé de parler ici des fresques et peintures murales de nos églises. C'est avec plaisir que je leur réponds aujourd'hui et les remercie encore de leur intérêt.  

Au XVIIème et XVIIIème siècles, par suite d'une réaction inhérente à la nature humaine qui va trop souvent et trop brutalement aux extrêmes, tout ce qui était médiéval eut à encourir l'opprobre de l'opinion : les jubés furent détruits, les vitraux en grand nombre furent impitoyablement brisés, mais le même traitement ne pouvait s'appliquer aux peintures murales, on se contenta de les recouvrir d'un badigeon pour les dissimuler. En fait, sans le savoir et surtout sans le vouloir, on les sauva.
Ainsi peut-on aujourd'hui se rendre compte, par le nombre de leurs découvertes, du rôle essentiel joué par la peinture murale dans la décoration des églises du Moyen-Age. Les raisons en sont faciles à déceler, le clergé poursuivait alors un double but, d'abord embellir la Maison de Dieu pour le glorifier, puis instruire les fidèles. D'ailleurs, les grands portails sculptés des cathédrales ne visaient pas à autre chose, mais alors que la sculpture demandait un travail considérable, long et coûteux, la peinture murale, art bon marché, était tout désigné pour orner les plus grands comme les plus modestes édifices.
Depuis quelques années, l'habileté des restaurateurs est telle qu'ils arrivent à isoler les différentes couches, à les enlever les unes après les autres et à retrouver puis sauvegarder les états divers qui se sont succédés au cours des âges. Le temps aidant, on peut donc espérer faire revivre au maximum cet art de la peinture murale qui durant tout le Moyen Age fut un des moyens d'expression artistique les plus populaires.
Et tout d'abord, pour le grand public, toute peinture murale est une fresque. Pas du tout. La fresque en réalité n'est qu'un procédé de peinture qui consiste à délayer dans de l'eau des terres de couleurs; celles-ci, appliquées sur une surface murale préalablement enduite d'un mortier frais, s'incorporent à ce mortier, qui, en séchant, assure à la peinture, en liaison avec elle, un support solide. Mais on imagine facilement que ce procédé rend les artistes esclaves du temps : dès que le mortier frais est appliqué sur quelques mètres carrés de surface murale, le fresquiste est dans la nécessité absolue de se mettre au travail et réaliser sa peinture dans les 24 ou 36 heures qui suivent. Sinon le mortier deviendrait trop sec et n'assumerait plus la tâche qui lui incombe ; la peinture ne s'incorporant plus à lui, verrait de ce fait sa pérennité menacée.
Pour remédier à cet inconvénient, les artistes médiévaux ont eu recours à un autre procédé : celui de la peinture à la détrempe. Au lieu de se contenter de délayer dans l'eau des terres de couleurs, comme c'est le cas pour la fresque, ils ajoutèrent un agglutinant, colle de peau, colle de poisson, oeuf ou caséine, ce qui leur permit de peindre même sur mortier sec, l'agglutinant fixant la peinture au mur. A l'époque romane, le procédé "à fresque" fut souvent employé et parfois à l'exclusion de tous les autres, mais aussi parfois en combinaison  avec le procédé "à la détrempe".
Plus on avance dans le temps, plus le procédé "à fresque" est délaissé et à partir du XIVème siècle, on peut dire que les peintres n'employèrent plus que le procédé "à la détrempe" qui les libérait d'un emploi du temps trop rigide. L'époque durant laquelle la peinture murale a brillé de son plus bel éclat fut certainement l'époque romane. Petit à petit, à l'époque gothique, cherchant les difficultés, enclins à plus de virtuosité, les artistes ombrèrent leurs peintures, juxtaposèrent les plans, amorcèrent les lointains et leurs oeuvres devinrent plus sensibles. Les siècles suivants produisirent également des merveilles surtout à la Renaissance. Ainsi au XVIème siècle, le chambellan Rigault d'Aurelle, lassé de la vie qu'il avait menée auprès des rois fit peindre des compositions humoristiques accompagnées de poèmes. Et c'est avec une philosophie résignée, qu'il nous révèle son amertume à l'égard des princes sur les murs de son château de Villeneuve-Lembron (voir première illustration) : 

"Homme vivant selon raison
Considère le temps qui court
Est plus heureux en sa maison
Que les grans qui vivent en court"

Au XIXème siècle, nombre d'églises et cathédrales furent ornées de magnifiques peintures murales comme notamment aux chapelles de Notre-Dame de Paris par Viollet-le-Duc ou à la cathédrale de Bayonne la somptueuse suite de cinquante Saints par Steinheil père, sur les indications de Boeswilwald. L'église Saint-Louis de Rochefort, n'échappa pas à la règle et il faut le redire, c'est bien dommage qu'on laisse se dégrader un si bel ensemble qui s'harmonise merveilleusement à l'édifice avec des teintes particulièrement bien choisies et rares.

jeudi 27 décembre 2012

Un tour de ville en Traction et Heureuse Année Rochefort !


                           La prestigieuse Citroën Traction 15-6 de 1951. 
C'est dans ce modèle que j'ai fait un tour de ville. Merci à son aimable propriétaire. 


Beaucoup de monde en ville pour ces Fêtes de Fin d'Année ! Le week-end de Noël a été une réussite. Vous étiez nombreux à admirer, comme moi, les voitures anciennes exposées au Quartier Champlain. Chacun pouvait même faire un tour de ville à bord de ces merveilles. Parcourir le centre ville en Traction, photographiée ici devant l'Eglise Notre-Dame ou en Spitfire laisse un souvenir impérissable !  Un grand merci aux heureux propriétaires pour leur gentillesse et leur temps donné sans compter.

Je ne résiste pas au plaisir de vous offrir les photos de l'évènement. Petit cadeau en ces derniers jours de l'année, en espérant que 2013 apportera de nombreux changements à Rochefort, de la joie de vivre et du bonheur pour tous ! Restons positifs, notre ville est belle et possède bien des atouts. C'est à nous tous de les mettre en valeur, de se rassembler et de préparer un grand avenir à la Cîté de Colbert !
Bonne et Heureuse Année Rochefort !



Triumph Spitfire des années 60.
 
 
 

                          Triumph TR6 de 1971.

Rare Renault Alliance des Années 80. Un modèle destiné au marché américain.

Le superbe intérieur de la Renault Alliance.

Malle arrière de la Renault Alliance. 

Porsche C des années 60.

dimanche 23 décembre 2012

Rochefort by night for Christmas

Place Colbert et l'Hôtel de Ville
 
                                                      L'Eglise Saint-Louis de Rochefort

                                    
                                                    Rue Pierre Loti et l'Hôtel de Ville

                                      
                                                     L'élégante boutique Victorio

Le Théâtre à l'Italienne de la Coupe d'Or
 

L'Hôtel de Ville

La Fontaine de la Place Colbert

                                        La peugeot 203 familiale de la Crèmerie de Babette.



Je vous invite à une visite de Rochefort "by night" pour ce Noël 2012 ! Vous découvrirez les illuminations bleutées, et pour ce dimanche 23 décembre, la ville s'anime grâce aux commerçants du centre ville et de la Rue Gambetta. Il y aura même une exposition de voitures anciennes rue Champlain aux abords de l'Eglise Notre-Dame.
Que ces fêtes de Noël apportent joie et espérance à tous !  
Joyeux Noël à tous et à chacun !

I invite you to a tour of Rochefort by night to discover the illuminations of our City. Entertainments will be in the streets this Sunday. Please enjoy!
Merry Christmas to you all! May this beautiful day bring you happiness and hope.